Des membres de la FFKY animent maintenant des sâdhanas en ligne, gratuites et régulières ! Les jours fixes sont le lundi matin, jeudi matin et samedi matin de 5h à 7h30. D’autres jours sont parfois proposés, regardez le tableau pour les connaître.
C’est une Sâdhana du Verseau ouverte à tout le monde. Vous pouvez rejoindre l’aventure : – Soit en tant que participant·e. – Soit en tant qu’enseignant·e pour guider une sâdhana. – Soit en tant que musicien·ne pour animer les chants d’une sâdhana.
Pour voir les dates et guider une sâdhana, consultez les onglets du tableau partagé. Pour toute question et demande, contactez sadhanaverseau@gmail.com
Cette proposition fonctionne sur un principe de confiance, en gestion libre et partagée: les outils de visioconférence (Zoom) sont mis à disposition par la FFKY pour une organisation tournante. Une belle initiative de nos adhérent·e·s qui mérite d’être soutenue et suivie.
En 2021, on change la formule du portrait en passant de l’écrit au format vidéo ! Dans cette interview, on rencontre un·e enseignant·e ou pratiquant·e de Kundalini Yoga au sein de la communauté francophone. Pour ce premier portrait vidéo de l’année, on est allé interroger Fateh ji, enseignant et formateur au sein de l’école Ajai Alai Awakening.
Interview : Céline Daya Joti Montage vidéo : Govind Bhajan
Découvrez les différents éléments évoqués dans la vidéo en détail ici :
Ik doo jeebhao lakh ho-eh lakh hoveh lakh vees Que l’on ait cent mille langues au lieu d’une, et encore vingt fois plus; Lakh lakh gayraa aakhee-a-eh ayk naam jagdees Et que chacune d’elle chante cent mille fois le Nām de l’Unique, Seigneur de l’Univers : Ayt raa-eh pat pavaree-aa charee-ai ho-i ikees C’est là la voie de la maîtrise, celles dont les marches mènent à l’Unique. Sun galaa aakaash kee keeta aa-ee rees En écoutant ces choses spirituelles, la plus humble vermine cherche à s’y élever. Nanak nadaree paa-ee-ai kooree koorai thees. Ô Nānak, dans Son regard bienveillant, on L’atteint ; toute autre prétention n’est que mensonge et illusion.|32|
La fin du 5ème pauree du Japji
Gurā Ik Deh Bujhāi Sabhnā Jīā Kā Ik Dātā So Mē Visar Na Jāī. |5|
O Gurū ! Tu m’as fait comprendre une chose : Toute vie appartient à l’Unique, Celui qui donne ; Cela, je ne peux l’oublier. |5|
EXCEPTIONNEL : La FFKY organise sa première Masterclass en ligne
Pour les enseignant·e·s de Kundalini Yoga · Dimanche 24 janvier 2021 · De 9h à 19h Plateforme visio ZOOM
« Comprendre et enseigner les postures du Kundalini Yoga »
Avec : Huguette Amrit Declercq Guillaume Calabretto Amrit Singh Sat Mitar Kaur
Afin d’aider les enseignant·e·s à enrichir leurs connaissances et perfectionner leur enseignement, la FFKY organise sa première masterclass autour de l’anatomie et de la physiologie dans les kriyas du Kundalini Yoga. Ce cours vous donnera une compréhension plus fine des alignements et variations et vous aidera à explorer en profondeur les postures, afin de mieux les enseigner et prévenir les blessures.
Au programme : quatre ateliers pour mieux comprendre et enseigner les postures, avec des enseignant·e·s certifié·e·s, reconnu·e·s pour leur expertise dans les alignements posturaux.
Toute la journée, l’équipe de la FFKY se mobilise en vous proposant, en marge des ateliers, des méditations, interludes musicaux, groupes d’échanges…
Tarif de la journée : 80 euros 70 euros adhérents (nous contacter en cas de difficulté financière)
A l’issue de cette journée, une attestation de suivi de formation peut vous être délivrée par la FFKY sur simple demande.
Programme détaillé
6h30 – 9h · Sâdhana du Verseau
9h – 10h30 · Les postures phares du Kundalini Yoga et comment les enseigner · Avec Huguette Declercq
L’énergie circule mieux le long des nâdis lorsque le corps est positionné dans ses axes. Chat vache, kundalini lotus, balade du chameau, triangle… cet atelier vous apprendra à préciser les détails de positionnement dans le respect des axes du corps et à connaître les adaptations possibles pour les personnes dont la musculature ne permet une prise correcte de la posture complète.
Huguette Declercq, Amrit Kaur de son nom spirituel, enseigne le yoga depuis près de trente ans. Auteur de cinq livres (Le bonheur corps et âme ; Oui maintenant ou oui plus tard ; Corps, tête et esprit ; Un yoga pour chaque dos ; Le yoga des 7 chakras), elle a réalisé un DVD et 10 CD audio sur les chakras, le yoga du dos et le renforcement du système nerveux.
Facilitatrice : Céline Daya Joti, chargée de mission à la FFKY
11h30 – 13h · Atelier RESSENTIR · Avec Guillaume Calabretto
Pour que vos Kriyas riment avec plus de compréhension, d’efficacité, de sécurité, de justesse posturaleComment ressentir sa posture ? Qu’est-ce que ressentir, et qu’est-ce que la posture d’un point de vue ostéopathique ?Nous aborderons dans cette atelier les enjeux de la posture d’un point de vue ostéopathique:
-Les différents facteurs posturaux -Les zones adaptatives principales et secondaires -Les définitions d’adaptation posturale et de compensation posturale -Les trois modèles de théorie posturale : le modèle par empilement mécanique, le modèle par tenségrité, le modèle pneumatique -L’art de la posture juste pour soi grâce au ressenti.
Cet atelier s’articulera autour d’une présentation de connaissances théoriques et ponctuée d’exercices pratiques (postures, mouvements).
Facilitatrice: Avtar Kaur (FFKY)
14h – 14h30 · Interlude musical avec le groupe Mardana (Allemagne) ouvert à tout le monde.
ID de réunion : 845 9722 3784 Code secret : 429965
14h30 – 16h · Yoga sans dégâts. Comprendre les douleurs du corps pour éviter les accidents avec vos élèves · Avec Alexis Gonzalez, Amrit Singh
Masseur kinésithérapeute et enseignant de kundalini yoga.
Au cours de cet atelier, vous apprendrez à :
Connaître les pathologies les plus fréquentes : cervicalgies, lombalgies et tendinites d’épaule pour mieux accompagner les élèves « fragiles »
Différencier une douleur aggravante d’une gêne fonctionnelle
Décomposer un kriya pour mettre en pratique ces connaissances
Facilitatrice : Céline Daya Joti, chargée de mission à la FFKY
17h30 – 19h · Postures, chakras et énergie · Avec Sat Mitar Kaur
Enseignante et chercheuse de formation scientifique, formatrice de Kundalini Yoga et de Karam Kriya, fondatrice du centre Narayan de Lyon
Dans le Kundalini Yoga, la science des angles et des triangles des postures associée à la dynamique du mouvement et de la respiration, bougent l’énergie de façon spécifique pour stimuler, équilibrer, détoxifier.
Dans cet atelier nous nous intéresserons aux effets des postures et en particulier:
– les effets des postures les plus courantes
– les familles de postures qui agissent sur les différents organes, systèmes physiologiques (digestif, respiratoire…) et subtils (chakras, corps spirituels, vayus..)
– le lien entre les différents angles des jambes et des bras et l’impact sur les chakras
Une meilleure compréhension des postures composant un kriya invite à plus de conscience dans la pratique et permet par exemple de choisir avec pertinence les exercices d’échauffement d’un kriya ou des exercices ciblés pour répondre à une problématique particulière.
Facilitateur : Harbeant Singh, FFKY
20h – Méditation pour le Changement avec Avtar Kaur, ouverte à tout le monde
En ce début d’année, la FFKY vous propose d’écouter ses playlists de mantras issus de la tradition du Kundalini Yoga chez vous, pour rester connectés toute la journée aux vibrations de ces chants sacrés.
Retrouvez ici la playlist Youtube de la FFKY :
Retrouvez ici le compte Spotify de la FFKY avec des playlist créées par les membres de l’équipe : lien Spotify.
Le 23 novembre 2020, à son domicile de St Martin d’Uriage, dans la banlieue de Grenoble, Sukhmani Singh (Gilles Bernard VACHON) nous a quittés. Agé de 88 ans, il a été accompagné dans ses derniers moments par Georgette, son épouse, avec laquelle il a enseigné le Kundalini Yoga pendant de nombreuses années, par son fils David, enseignant de Kriya Yoga et par sa fille Clara-Ysé.
Professeur de lettres modernes spécialisé dans l’enseignement du français à l’étranger, il a assuré divers postes au Brésil, au Danemark et en Tunisie de 1961 à 1969 avant de revenir définitivement en France. Il enseigna de nombreuses années au Collège Edouard Vaillant à Saint Martin d’Hères en Isère avant de terminer sa carrière au Lycée International Stendhal à Grenoble, durant 7 ans.
Coauteur de théâtre avec Yves Champelovier, « Renard démasqué »a été joué à la Maison de la Culture de Grenoble en 1975 puis à Villeurbanne et à Macon.
En 1985, il fonde avec deux amis, la Maison de la Poésie Rhône Alpes, avec le soutien de Jo Blanchon, maire de Saint Martin d’Hères.
La rencontre entre Gilles B. Vachon, auteur et poète, et Antoine Colonna, artiste de musique électronique de la scène DUB, permet au projet « Schvédranne » de voir le jour. Les textes de Gilles Bernard soigneusement enregistrés et mis en musique par Antoine, souvenir poétique d’un homme âgé ayant parcouru le monde ont été au centre de cette création. Schvédranne est aussi un spectacle labellisé « Printemps des poètes » et un recueil de poèmes de Gilles B. Vachon: « Fais crédit à la folie ».
Traducteur, il a traduit le poète américain, Jack Hirschman appartenant à la Beat Génération. Dans « Poésie des Allemagne » 26 auteurs ont été présentés et traduits par Gilles Bernard. Il a également traduit du portugais en français, les auteurs : Egito Conçalves et Cidra Pedrosa.
Après avoir été initié au sanskrit par le spécialiste Alain Porte, il l’étudia plusieurs années à l’Université de Lyon, avant de l’enseigner à son tour à un public souvent issu du yoga.
Dès le début de sa retraite d’enseignant de l’éducation nationale, il se lance dans la formation du professorat de Kundalini Yoga auprès de Karta Singh en 1994.
Auparavant, deux rencontres avec Yogi Bhajan, l’une à Los Angeles, l’autre à Paris, ont favorisé sa détermination. Il a partagé ensuite pendant de très nombreuses années, avec son épouse Georgette également enseignante de Kundalini Yoga, la transmission de cette sagesse par des cours hebdomadaires et des stages.
Mais, nous nous souviendrons de lui surtout pour ses traductions des textes de grands yogis contemporains, d’Inde et d’Occident :
« La Touche du Maître » et «Aquarian Teacher, l’enseignant de l’ère du Verseau » par Yogi Bhajan,
« Sat Nam Rasayan » par Guru Dev Singh,
« Mantras » par Shiv Charan Singh,
«Le Yoga du Gong » par Mehtab Benton.
Pour ceux qui s’en souviennent, Gilles a assuré, durant de nombreux festivals européens, la traduction simultanée anglais-français des enseignements de Yogi Bhajan durant les séances de Tantra Blanc. Sa voix, puissante, réussissait à émerger du brouhaha des 2000 à 3000 personnes présentes à cette occasion.
Pour tous ceux qui l’ont connu et qui furent ses amis, nous garderons le souvenir d’un être au cœur grand ouvert, profondément humain et inspirant.
Adieu Gillou ! Nous te souhaitons un beau voyage parmi les étoiles et nous ne t’oublierons pas …
Tout au long de l’année, la FFKY met en lumière un·e pratiquant·e ou enseignant·e de Kundalini Yoga qui partage ses coups de cœur, ses découvertes, ses inspirations en lien avec la pratique. Voici la neuvième édition.
Visages du Kundalini Yoga #9
Cyrille Guérin, Ram Baghat Singh
Entre terre et mer, au cœur de la Vendée, Cyrille Guérin alias Ram Baghat Singh, a fondé Chromatic, un éco-gite à 15 minutes des cotes sauvages de l’Atlantique. Avec sa compagne, cet enseignant de kundalini yoga, également professeur de yoga du rire et d’astrologie humaniste, propose cours, sadhanas, retraites spirituelles et stages de développement personnel dans une magnifique yourte. Un cocon magique, pensé comme un incubateur de vitalité. Empreint de sagesse et d’humanité, son portrait chinois clôt en beauté cette année riche en découvertes. Rendez-vous en 2021 pour de nouvelles inspirations.
Si vous étiez…
… un Kriya ?
Le Surya Kriya, pour l’énergie et la vitalité qu’il procure. Il résonne avec ma nature profonde, je suis quelqu’un de profondément enthousiaste et extraverti. J’ai un esprit furtif, j’aime jouer. Si je devais tout oublier du kundalini yoga, je garderais la notion de créativité dans l’instant présent.
https://ffky.fr/surya-kriya/
Un mantra ?
Sans hésiter Guru Ram Das, je le chante tous les matins. J’aime beaucoup la version d’Amrit Kirtan Kaur. Quand j’ai appris les choses que l’on reprochait à Yogi Bhajan, j’ai ressenti une profonde tristesse, j’étais effondré. En questionnant les fondamentaux, je suis revenu à la source : Guru Ram Das. Yogi Bhajan a dit : « Je ne suis pas votre guru », il n’était que le transmetteur d’une tradition qui ne lui appartenait pas.
Un pranayama ?
La série pour réguler les vayus dans Prana, Prani, Pranayam. La respiration est une histoire d’amour dans laquelle le Prana est amoureux d’Udhana. A chaque cycle de respiration, le couple amoureux s’unit. La mort survient lorsque le Prana et l’Udhana ne se rencontrent plus.
Le Long Ek Ong Kar. C’est une méditation très engageante qui me transcende et me donne le sentiment d’accompagner ma kundalini. Le Ek court éveille la conscience présente dans muhladara chakra, puis l’énergie monte au nombril, traversant les trois parties animales de notre être, le Sat s’épanouit dans le cœur, le Nam, pur, dans l’espace de la gorge tandis que le Siri apporte la conscience du troisième œil, le regard sur soi et l’infini. Et enfin le Wahe Guru, le Graal, l’extase de la conscience où l’on remercie le guru.
Un lieu pour pratiquer ?
La yourte où j’ai la chance de pratiquer tous les matins. Je garde aussi un merveilleux souvenir du ashram Okreblue, à Paros en Grèce, la nourriture est divine et les paysages d’une beauté à couper le souffle. J’y ai effectué les 21 étapes de la méditation, un stage extraordinaire qui permet de passer de la cristallisation du soi à l’élévation du soi puis à l’illumination du soi.
Le blanc me convient pour la sadhana, j’ai besoin de cette pureté. Pour mes cours, je porte de la couleur, j’aime insuffler de la joie, avec parfois des tee-shirts amusants. La vie c’est la couleur ! Je ressens parfois le besoin de porter le turban, j’ai vraiment éprouvé la différence lorsque la tête est couverte, les projections des autres sur soi influent sur notre énergie.
Un rituel avant d’enseigner ?
Je pose ma peau de mouton et mes affaires, je mets quelques gouttes d’huile essentielle sur les poignets.
Une recette yogique ?
Un buddha bowl. Réconfortant et guérissant.
Une musique sacrée ?
J’aime beaucoup les musiques dansantes comme Wahe Guru de Krishan Remix pour ouvrir les cours et pour les échauffements. Pendant le cours, le Kirtan Soliha de Snatam Kaur est idéal, tout comme l’album Sat Nam de l’artiste Matthijs.
Un guide spirituel ?
Sadghuru m’inspire beaucoup, j’ai suivi sa formation Inner Engineering. J’attends que l’on puisse de nouveau voyager pour me rendre dans son ashram en Inde. Il ne réinvente pas le fil à couper le beurre (rires), cela reste les enseignements du kundalini yoga mais dispensés avec simplicité redoutable ! Nous sommes des êtres responsables, capables de faire des réponses habiles, c’est à dire que nous devons nous sentir concernés même si nous n’avons pas les moyens d’agir. Ses enseignements m’ont permis de faire la différence entre être responsable et agir.
«Fake it, you will make it » que l’on peut traduire par Faites semblant, alors vous réussirez. Je suis passionné de neurosciences. Dans son livre Libérez votre cerveau Idriss Aberkane a notamment montré que le cerveau est à notre service, le fait de croire en notre réussite permet d’y parvenir.
À l’occasion de ce 21 décembre 2020 et pour clôturer l’année en beauté, la FFKY se mobilise pour vous proposer un programme complet de kriyas et méditations partagées toute la journée sur la plateforme ZOOM.
En attendant de pouvoir à nouveau se réunir en 2021 en présentiel, retrouvons-nous pour célébrer une fin d’année yogique en méditant ensemble ! Tous les évènements proposés au fil de la journée sont gratuits car offerts par l’équipe de la FFKY.
Ce jour étant le plus court de l’année, c’est le moment idéal pour plonger à l’intérieur et méditer ensemble sur les enseignements amenés par cette année pleine d’imprévus et de rebondissements.
LE PROGRAMME DÉTAILLÉ :
LUNDI 21 DÉCEMBRE · SUR ZOOM
5h – 7h30 · Sâdhana du Verseau avec musique live Govind Bhajan
9h30 – 10h30 · Kriya pour le Respect de Soi Sylvia Saran Jot
11h – 11h30 · Méditation guidée avec musique live Avtar Kaur & le groupe Mardana
16h – 17h30 · Kundalini Yoga Anaïs Sangeet Kirpal
18h30 – 19h30 · Ra Ma Da Sa Healing Meditation Céline Daya Joti
20h – 21h · Surya Kriya Alexis Gian Mandeva
Pour vous inscrire et rejoindre cet évènement, écrivez-nous en précisant le créneau désiré à :
L’ouvrage : « Le sikhisme, le sabre à double tranchant et l’unicité de Dieu » Éditions Actes Sud – Collection « Le Souffle de l’Esprit »
L’auteur : Sewa Singh Kalsi est maître de conférence à l’université de Leeds en Grande-Bretagne et auteur de nombreuses publications sur la tradition sikhe.
Le contenu : Une courte et captivante introduction au sikhisme, sa genèse, ses croyances, ses pratiques. Loin du jargon universitaire, cet ouvrage simple et didactique remonte aux sources du mouvement, de la naissance de son fondateur, Guru Nanak dans le Pendjab du XVe siècle, aux textes sacrés en passant par les cérémonies rituelles et la diaspora à travers le monde.
Ça vous plaira si : Vous souhaitez enrichir vos connaissances sur le Sikh Dharma et connaître l’origine et la signification de notions telles que le Shabad Kirtan (la psalmodie religieuse), le Mul Mantra (le mantra racine) ou la Sangat (la communauté des fidèles). Avec même un mode d’emploi détaillé sur l’art et la manière de bien enrouler un turban.
Le saviez-vous ? Au Temple d’or à Amritsar, des musiciens se relaient sans discontinuer pendant 21 heures sur 24 pour chanter des hymnes sacrés. Durant les trois heures de fermeture, des sevadars (bénévoles) nettoient le sol avec un mélange d’eau et de lait.
La citation à retenir : « Le sikhisme enseigne que la condition humaine est la plus précieuse forme de vie qui soit et qu’elle est un don de Dieu ».
Céline Daya Joti
Pour aller plus loin :
Denis Matringe, Les Sikhs : histoire et tradition des Lions du Penjab, Albin Michel, 2008
Jaswant Singh, Sikhs et sikhisme pour tous, Le Plein des Sens, 2006
Pierre Macaire, Les Sikhs et le sikhisme illustré, Le Plein des Sens, 2012
La perspective yogique nous offre un éclairage fascinant sur l’usage et l’effet de différentes drogues sur le corps humain. Au-delà de l’approche médicale classique, elle permet d’aller plus loin en étudiant également les corps énergétiques et les impacts plus subtils de ces substances.
En tant qu’enseignant·e et pratiquant·e de Kundalini Yoga, nous avons intérêt à mieux connaître ces effets pour garder un regard neutre sur ces substances, et accompagner au mieux les élèves et les proches qui peuvent en faire la demande.
Les informations de cet article proviennent pour la plupart d’une traduction en français du manuel de formation SuperHealth, ainsi que du manuel d’enseignant·e de Kundalini Yoga édité par KRI.
« Les drogues et le Kundalini Yoga ne se mélangent pas«
Lors de l’arrivée aux États-Unis de Yogi Bhajan et du Kundalini Yoga, une part importante des élèves qui viennent aux premiers cours sont consommateurs des différentes substances en vogue dans les années 1960. LSD, marijuana, hallucinogènes et euphorisants divers sont monnaie courante pendant la « révolution hippie ».
Les kriyas et méditations du Kundalini Yoga sont donc particulièrement efficaces pour rééquilibrer l’organisme après l’usage de ces substances, qui modifient parfois en profondeur le système nerveux et endocrinien. Nous allons nous focaliser ici sur les effets de la marijuana, appelée aussi cannabis, et sa molécule psychoactive, le THC, sur le cerveau et le corps humain.
Des effets nombreux et bien connus sur le cerveau
À un niveau physiologique, un des premiers effets après avoir fumé du cannabis est la stimulation des neurones ainsi que la constriction du fluide cérébro-spinal. Cela vient créer une sécheresse importante au niveau du crâne.
Plus précisément, l’activité des neurones s’accélère, notamment à l’endroit à la fonction mémorielle est située, dans l’hippocampe. Au même moment, la colonne vertébrale et le système nerveux deviennent trop relâchés pour fonctionner correctement. Chez certaines personnes, cela donne pour effet l’incapacité de sortir d’une boucle mentale, et les amène à ressasser des pensées encore et encore.
Les recherches médicales ont montré que le corps sous THC produit un neuro-transmetteur endogène, qui a reçu le nom d’anandamide, dérivé du sanskrit ananda, qui signifie entre autres « extase ». L’anandamide, qui régule la production de dopamine, est liée au plaisir, à la motivation, à un appétit décuplé et à la perception du temps. C’est une substance qui est à son comble chez la femme durant l’ovulation, et participe de la bonne implantation de l’embryon dans l’utérus. Enfin, cela a été observé comme un inhibiteur de croissance du cancer du sein.
Comme le THC ressemble à l’anandamide, il se connecte aux mêmes récepteurs neuronaux, perturbant le fonctionnement naturel du cerveau, inhibant la production de GABA (acide γ-aminobutyrique). Une étude utilisant l’imagerie par résonance magnétique a également montré l’impact du THC sur le cervelet, qui régule le rapport au temps.
Subsistant plus de 24 heures dans l’organisme, le tétrahydrocannabinol endommagerait la fonction cardiaque, les poumons et les vaisseaux sanguins. On estime que fumer du cannabis serait 20 fois plus dangereux pour la santé que fumer du tabac.
C’est là un des nombreux effets que provoque les quelques 400 substances contenues dans la plante sur le cerveau. Les émotions, la mémoire, le jugement, la perception, le self-control, la motivation, l’humeur et bien d’autres parties du cerveau vont être affectées par ces produits, notamment la coordination (cerebellum), la mémoire à court terme (via l’hippocampe) et la motricité (ganglions de la base).
La perspective SuperHealthsur la drogue
SuperHealth développe un programme de formation spécifique pour aborder les questions de santé et d’addiction d’un point de vue yogique.
Un des effets décrits par cet organisme quant à l’usage de marijuana est la rupture du lien entre le diaphragme et le système nerveux : le rythme respiratoire est modifié en conséquence. D’où une compression à l’arrière du crâne, comme si un moteur de voiture venait à manquer d’huile.
L’hémisphère droit du cerveau est alors sur-stimulé, causant à un niveau neurologique la diminution forte de la motivation chez la personne, et une déconnexion avec la partie inférieure du système limbique. La tendance à la procrastination (le fait de repousser les choses au lendemain) peut devenir très importante, voire chronique.
Des encéphalogrammes ont permis de visualiser les effets du cannabis sur le cortex cérébral, montrant un déséquilibre entre l’activité cérébrale de l’hémisphère gauche (relié à la conscience, la logique, le langage et les calculs) et l’hémisphère droit (relié à l’inconscient, la créativité et l’intuition).
Cela change l’équilibre du lobe frontal du cerveau et vient donc modifier les schémas de pensées habituels. Normalement, les deux hémisphères du cerveau communiquent à un rythme régulier. Cette communication est plus que nécessaire car elle conditionne notamment notre compréhension de l’environnement et notre capacité à appréhender le monde dans sa totalité.
Créativité, vitalité et Ojas diminués
Cette stimulation du cerveau par les composants de la plante va venir teinter les perceptions et déposer un voile idéaliste sur la réalité. Le consommateur peut devenir distrait, vivre dans un état de rêve semi-éveillé, une léthargie diffuse, et peu à peu cesser de comporter de façon responsable dans le monde. Un des effets fréquemment observé est que l’accès à la créativité et même parfois à la méditation devient impossible sans l’usage de cette drogue. Cela est dû à une discontinuité quasi totale entre l’état « high » et l’état sobre.
Le fluide vital désigné en Ayurveda sous le nom d’Ojas, qui correspond à un ensemble de fluides corporels qui circulent en permanence dans l’organisme (le sang, la lymphe, et le liquide cérébro-spinal) est directement affecté par la consommation de cannabis. En effet, il interfère avec la vitalité du système nerveux central en touchant deux composants : le cerveau et la colonne vertébrale.
L’Ayurveda considère que l’usage du cannabis déséquilibre les doshas, accentue rajas et tamas et génère de l’ama (du mucus) dans l’organisme, perturbant le feu digestif, les capacités intellectuelles et notamment le niveau de testostérone chez l’homme.
La vitalité globale de l’individu et sa présence d’esprit dépendent fortement de la bonne circulation du liquide cérébro-spinal dans la colonne qui vient distribuer les nutriments essentiels au bon fonctionnement du cerveau. Ralentie par le THC qui circule dans le sang, cette circulation ne permet plus un plein usage des capacités motrices et cognitives.
L’organisme privé de son fluide vital
Avec la marijuana, ce fluide vital essentiel est absorbé dans les cellules, ce qui cause une expansion de conscience temporaire. Mais cela déséquilibre aussi le système nerveux à mesure que le liquide cérébro-spinal ne peut plus se régénérer assez vite pour compenser la vitalité perdue des cellules du cerveau. Celles-ci se retrouvent privées d’ojas et s’assèchent rapidement, faute d’un approvisionnement en fluides suffisant.
À terme, les dommages causés sur la matière grise sont importants, diminuant la capacité à traiter les informations venant des organes et de l’environnement extérieur. Une des parties les plus affectées est le bulbe rachidien, à la jonction entre le cerveau et la colonne vertébrale qui contrôle entre autres la respiration pulmonaire et la circulation sanguine.
Dissociation mentale, irritation et dualité
À un niveau psychologique, il est fréquent d’observer chez les consommateur·ices de longue date des troubles de la personnalité. Un terrain à tendance schizophrène peut s’aggraver sous les effets d’une consommation régulière.
Le principal impact psychologique de la marijuana sur l’humain qui la consomme est de causer une rupture, une dualité fondamentale entre le corps, l’esprit et l’âme. L’esprit expérimente un sentiment d’expansion illusoire, pendant que le corps en est déconnecté et continue d’être affecté par l’espace et le temps qui s’écoule. On pense toucher à l’unité et l’harmonie, pour mieux retomber lorsque les effets se dissipent.
Le fantasme ou la paranoïa peuvent alors se développer et aller jusqu’à la création mentale d’une réalité parallèle plus acceptable, déconnectée de l’environnement direct et des sensations physiques tangibles. Selon une étude publiée en 2014 par Daniel Freeman du département de psychiatrie de l’Université d’Oxford, la consommation de THC entraînerait des pensées paranoïaques, mais aussi anxiété, inquiétude, humeur dépressive, pensées négatives sur soi.
Cette dualité plus ou moins exacerbée est vécue comme une tension à contenir par le système nerveux, qui va devoir travailler pour maintenir ensemble les différentes parties qui se sont créées dans l’esprit de la personne concernée. Des réactions d’irritation et d’impatience quant à la réalité peuvent apparaître, et donner envie de consommer davantage pour régler le problème en arrivant à un état où plus rien n’a d’importance.
Remèdes yogiques & kriyas spécifiques
En plus de décrire précisément les effets des drogues sur le corps et le cerveau humain, la technologie yogique nous propose des remèdes adaptés pour réduire ces effets à long terme, nettoyer et régénérer l’organisme. En effet, des études ont démontré que le sang des consommateurs·ices de cannabis présente une concentration diminuée d’antioxydants et de nutriments.
Note : les remèdes proposés ici ne doivent pas arrêter ou venir interférer avec un traitement médical en cours. Ces outils yogiques sont complémentaires à la médecine allopathique, ils ne remplacent pas l’avis d’un·e médecin agréé·e. De plus, l’efficacité d’un remède dépend de la constitution de la personne et de sa vitalité au moment où elle le prend. Soyez à l’écoute des signaux du corps si vous commencez une diète ou un régime particulier.
Voici quelques conseils yogiques pour rééquilibrer l’organisme :
– Consommer du jus frais de betteraves (riche en vitamine B, manganèse et potassium) avec du jus de pommes, mélangés à un peu d’eau. À boire lentement. – Préparer une infusion de basilic et de fenouil, pour renforcer le système nerveux et réguler la température de l’organisme. – Suivre une mono-diète de bananes : 3 bananes par repas, 3 fois par jour, pendant 3 jours. – Avec chaque repas, manger une graine de cardamome crue riche en fer et en manganèse pour soutenir le métabolisme cellulaire et éliminer les restes de THC du cerveau. – Le matin, consommer des amandes préalablement trempées (au minimum six) en enlevant la peau, pour régénérer les réserves d’Ojas.
Il est intéressant d’ajouter qu’un des usages bénéfiques qui peut être fait de la marijuana est la consommation de ses feuilles réduites en jus et mélangées avec du lait et des amandes. Cela peut soulager les douleurs liées aux problèmes digestifs.
Sur le plan des pratiques yogiques, vous trouverez ci-dessous un kriya et une méditation spécifique.
Kriya pour le champ magnétique et le centre du coeur : une série très complète issue du manuel de niveau 1 qui vient travailler fortement sur la circulation du liquide cérébro-spinal avec un usage régulier de la respiration du feu. Celle-ci vient nettoyer le sang de ses déchets et rétablir le flux de nutriments, d’oxygène et de fluides vitaux vers le cerveau. 45-60 min.
Maha Agni Pranayam : enseigné spécifiquement pour dégager le cerveau du brouillard créé par l’usage de cannabis, ce pranayam cible la base du crâne pour dissiper la tension évoquée plus haut dans l’article. 11-31 min.
L’Ayurveda propose des éclairages nombreux et passionants sur l’impact de l’usage de cannabis sur les doshas (« humeurs » responsables des processus physiologiques et psychologiques) selon la constitution de l’individu.
Les textes ayurvédiques décrivent la marijuana utilisée comme médicament comme un « nectar », mais utilisée à des fins récréatives comme un « poison ». Et des recherches récentes montrent que la marijuana présente d’innombrables avantages médicinaux pour ceux qui souffrent de douleurs chroniques, qui suivent une chimiothérapie et d’autres traitements contre le cancer, entre autres utilisations.
Mais la consommation devient problématique lorsqu’elle accentue le tamas, qualité léthargique et lourde qui vient anesthésier les perceptions et peut dissimuler dépressions et angoisses. En créant un faux sentiment de sécurité et une vraie dépendance, le cannabis contribue à alourdir l’esprit en le plongeant dans un brouillard de plus en plus dense.
Tous les mois, la FFKY met en lumière un·e pratiquant·e ou enseignant·e de Kundalini Yoga qui partage ses coups de cœur, ses découvertes, ses inspirations en lien avec la pratique. Voici la huitième édition.
Visages du Kundalini Yoga #8
Nathaly Coualy · Nam Prem Kaur
Entre le théâtre et le yoga, pourquoi choisir ? Métisse guadeloupéenne installée à Paris depuis 30 ans, Nathaly Coualy, Nam Prem Kaur de son nom spirituel, n’aime pas les étiquettes. Comédienne, auteure et metteure en scène, elle découvre le yoga kundalini après avoir longtemps pratiqué le Dahara, un art martial mêlant kung-fu, tai chi et qi gong. Formée en Espagne, elle enseigne aujourd’hui en cours semi-collectifs et particuliers, notamment auprès de managers, femmes d’affaires et chefs d’entreprise. « C’est une de mes missions d’accompagner ces êtres dans la gestion de la pression du temps et du stress auxquels ils doivent faire face ».
Si vous étiez… un kriya ?
C’est difficile d’en choisir un ! Mais je dirais Résister à la pression du temps car j’adore la danse. Il travaille sur le haut du corps mais aussi sur le bassin et le système nerveux. C’est une méditation dansée, qui est aussi très tonique. J’adore l’idée que Yogi Bhajan ait invité les femmes à danser au moins trois minutes par jour, cela calme et recentre. Dans mes cours, j’enseigne le Kyoga dance, une danse intuitive pratiquée sur des musiques joyeuses et composée de postures de yoga.
J’adore Purification des poumons dans le manuel Prana, Prani, Pranayam. On inspire sur 3 temps, on bloque sur 7, on expire sur 3 et on bloque sur 7, puis on termine par 3 minutes de respiration de feu, la cage thoracique bien ouverte. En cette période plus que jamais, c’est crucial de renforcer le système immunitaire. > Voir le manuel
Une méditation ? Le kirtan kriya, incontournable ! Pour les artistes, il est très intéressant car il travaille sur la mémoire. C’est une méditation extraordinaire, elle nous relie au cycle infini de la création à travers la vibration du son. Cela paraît très simple mais il y a une grande dimension derrière, et cela demande du temps pour en saisir toutes les subtilités.
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Un mantra ?
Wahe Guru. J’aime sa simplicité puissante. C’est un mantra joyeux, lumineux, à la fois humble et profond, qui exprime la gratitude. C’est une belle façon d’honorer et de remercier.
Plutôt deux ! Boom Boom Shankara de Mantra Tribe pour se mettre en joie, élever l’énergie, danser, oublier, se connecter et ressentir un brin de musique traditionnelle indienne avec des instruments comme l’harmonium, le didjeridoo… Et aussi Bach Wahe Guru (Prelude in C Minor) sur l’album Tantric Bach de Liv, Let Liv et Dev Suroop Kaur. Superbe ! Wahe Guru version Bach, il fallait y penser ! De quoi méditer, se relaxer, être dans l’écoute, c’est magnifique.
Une tenue pour enseigner ?
Ample et simple. Je porte le turban, blanc ou de couleur selon mon inspiration.
Un endroit pour pratiquer ?
La Coulée à Saint-François en Guadeloupe, au petit matin quand le soleil se lève sur la plage.
Une recette ayurvédique ?
Un massage à l’huile de sésame et à l’aloe vera.
Une personnalité inspirante ?
Les écrits de Krishnamurti me guident depuis l’adolescence. Je suis aussi très inspirée par la pensée d’Eckart Tolle. Il a connu l’éveil après avoir traversé une période de dépression profonde, il est allé au fond du gouffre pour finalement lâcher prise.
Une citation ?
« Tu n’y verras clair qu’en regardant en toi. Qui regarde l’extérieur rêve, qui regarde en lui-même s’éveille ». Ces mots de Carl Gustav Jung parlent à mon âme. Cela fait partie de ma mission ici, regarder en moi, c’est ce qui m’a permis de survivre.