Manifeste de la FFKY à l’Ère du Verseau

Comment être une Fédération avec les nouvelles énergies qui s’actualisent de plus en plus rapidement ? L’équipe de la FFKY a médité sur la question pour nommer les élans de chacun·e au sein du collectif.

Ce manifeste est rédigé pour servir de lignes à l’ensemble de l’équipe, mais il est aussi susceptible de résonner plus largement dans nos relations aux adhérent·e·s et pratiquant·e·s de la communauté.


Divergences : Accepter les frictions et les contradictions afin de voir ce que cela fait naître chez moi et pour le collectif. On ne cherche pas à arrondir les angles ni à atteindre l’unanimité mais bien à se nourrir de la coexistence naturelle des divergences.

Fréquence : Vibrer une énergie commune, un « élan vers » qui ne gomme pas les différences mais permet d’émettre un message clair et assumé quel que soit l’endroit d’où il provienne au sein du collectif.

Authenticité : Parler en « je » depuis son ressenti et pas depuis un rôle défini à l’avance, amener en conscience son processus personnel comme une richesse pour le groupe. Assumer ma partie personnelle sans la nier sous prétexte de garder un « mental neutre ».

Responsabilité : l’espace est tenu par chacun.e à sa mesure. Je peux, quand je sens la nécessité, en prendre la charge, assumer la verticalité, ce rôle n’est plus dévolu à une seule personne
– je suis une facette du collectif et je peux en représenter la totalité vis-à-vis d’autres personnes : cela nécessite une aisance sur mon périmètre d’action et une confiance sur la capacité de chacun.e dans son périmètre.
– cela implique que je ne peux pas me reposer sur la hiérarchie pour éviter de m’impliquer dans le processus en attendant passivement les directives. Si je sens un élan, je le nomme sans me censurer selon ma fiche de poste ou mon ancienneté.

Service : La présence de chacun.e est amenée par ce que je peux et souhaite apporter au groupe et à la communauté, sans chercher forcément rétribution financière, validation des pairs ou gratification personnelle.

Célébration : La joie d’être, de pratiquer et de faire ensemble est ce qui nous réunit à l’origine. Si elle n’est pas là, c’est une occasion de méditer ensemble sur la raison de son absence !

Engagement : Partage de ma vision, de ce que j’ai à offrir au groupe. Mon processus est aussi celui du collectif. En étant fidèle à mon intuition, je contribue à la croissance du groupe. L’engagement n’est plus envers l’institution mais envers moi-même et le collectif que je sers.

Ecoute : La sagesse et l’enseignement viennent du groupe et peuvent se manifester à travers la voix de chacun.e, je respecte à la fois les temps de parole et la nécessité de m’exprimer pour être entendu.e de tou.te.s.

Transparence : Garder le silence peut priver le collectif d’une information essentielle à son évolution. Si je sens une frustration ou irritation, je la pose dans le cercle pour en faire le moteur de la transformation collective. Le silence peut naître de la tranquillité ou d’une agitation mentale non exprimée.

Equilibre : L’engagement ne se mesure plus à l’expérience, à la fonction exercée et au nombre d’années de pratique ou de présence dans le groupe. Par conséquent, le temps de parole est équilibré entre les membres. Chacun peut contribuer à son niveau.

Feedbacks : L’intérêt d’évoluer en groupe est qu’ensemble nous pouvons nous pointer nos angles morts. Seul, je peux partir dans une boucle ou m’enfermer dans une croyance. Assumer de faire un feedback à un niveau personnel peut être salvateur pour la personne concernée, et le groupe tout entier.

Confiance : Cela implique aussi de pouvoir recevoir un feedback et de le prendre complètement sans en faire un drame personnel/émotionnel. Si cela a été posé dans le groupe, nous sommes suffisamment matures pour digérer ensemble le feedback. Si je ne le peux pas, j’explique clairement pourquoi sans chercher à nier mon inconfort.

Bienveillance : Même un feedback « négatif » ou une remarque contradictoire peut être exprimée sans trace d’agressivité… Le simple fait de prendre les choses comme un jeu dont on choisit ensemble les règles peut amener la légèreté et le plaisir de continuer ensemble.

Exploration : Dans la période actuelle, qui commence seulement, l’incertitude est partout, et les repères nulle part. Ma seule boussole est mon système sensoriel. Sur ces bases, on peut fonctionner ensemble comme un équipage dans une exploration excitante de l’inconnu.

Paradoxe : Peut-être qu’une situation se pose en dualité mais qu’elle n’appelle pas de solution immédiate, ou pas de solution du tout… On peut laisser exister un paradoxe sans en faire forcément un obstacle.

Humour : Nous sommes tous confrontés à la même équation collective. Notre capacité à la résoudre ou à danser avec sans en faire un noeud inextricable dépend simplement de notre capacité à ne pas nous prendre trop au sérieux… Et à utiliser l’humour quand c’est nécessaire.

Changement : Le manifeste proposé ici est valable aujourd’hui mais en appliquant ses préceptes, on peut se rendre compte qu’il est à modifier dans un mois, six mois … ou tous les jours ! C’est ce qui fait la beauté de l’expérience collective qui nous est proposée aujourd’hui.

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