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Drogues : Quels effets du cannabis sur l’organisme ?

La perspective yogique nous offre un éclairage fascinant sur l’usage et l’effet de différentes drogues sur le corps humain. Au-delà de l’approche médicale classique, elle permet d’aller plus loin en étudiant également les corps énergétiques et les impacts plus subtils de ces substances.

En tant qu’enseignant·e et pratiquant·e de Kundalini Yoga, nous avons intérêt à mieux connaître ces effets pour garder un regard neutre sur ces substances, et accompagner au mieux les élèves et les proches qui peuvent en faire la demande.

Les informations de cet article proviennent pour la plupart d’une traduction en français du manuel de formation SuperHealth, ainsi que du manuel d’enseignant·e de Kundalini Yoga édité par KRI.

« Les drogues et le Kundalini Yoga ne se mélangent pas« 

Lors de l’arrivée aux États-Unis de Yogi Bhajan et du Kundalini Yoga, une part importante des élèves qui viennent aux premiers cours sont consommateurs des différentes substances en vogue dans les années 1960. LSD, marijuana, hallucinogènes et euphorisants divers sont monnaie courante pendant la « révolution hippie ».

Les kriyas et méditations du Kundalini Yoga sont donc particulièrement efficaces pour rééquilibrer l’organisme après l’usage de ces substances, qui modifient parfois en profondeur le système nerveux et endocrinien. Nous allons nous focaliser ici sur les effets de la marijuana, appelée aussi cannabis, et sa molécule psychoactive, le THC, sur le cerveau et le corps humain.

Des effets nombreux et bien connus sur le cerveau

À un niveau physiologique, un des premiers effets après avoir fumé du cannabis est la stimulation des neurones ainsi que la constriction du fluide cérébro-spinal. Cela vient créer une sécheresse importante au niveau du crâne.

Plus précisément, l’activité des neurones s’accélère, notamment à l’endroit à la fonction mémorielle est située, dans l’hippocampe. Au même moment, la colonne vertébrale et le système nerveux deviennent trop relâchés pour fonctionner correctement. Chez certaines personnes, cela donne pour effet l’incapacité de sortir d’une boucle mentale, et les amène à ressasser des pensées encore et encore.

Les recherches médicales ont montré que le corps sous THC produit un neuro-transmetteur endogène, qui a reçu le nom d’anandamide, dérivé du sanskrit ananda, qui signifie entre autres « extase ». L’anandamide, qui régule la production de dopamine, est liée au plaisir, à la motivation, à un appétit décuplé et à la perception du temps. C’est une substance qui est à son comble chez la femme durant l’ovulation, et participe de la bonne implantation de l’embryon dans l’utérus. Enfin, cela a été observé comme un inhibiteur de croissance du cancer du sein.

Comme le THC ressemble à l’anandamide, il se connecte aux mêmes récepteurs neuronaux, perturbant le fonctionnement naturel du cerveau, inhibant la production de GABA (acide γ-aminobutyrique). Une étude utilisant l’imagerie par résonance magnétique a également montré l’impact du THC sur le cervelet, qui régule le rapport au temps. 

Subsistant plus de 24 heures dans l’organisme, le tétrahydrocannabinol endommagerait la fonction cardiaque, les poumons et les vaisseaux sanguins. On estime que fumer du cannabis serait 20 fois plus dangereux pour la santé que fumer du tabac.  

C’est là un des nombreux effets que provoque les quelques 400 substances contenues dans la plante sur le cerveau. Les émotions, la mémoire, le jugement, la perception, le self-control, la motivation, l’humeur et bien d’autres parties du cerveau vont être affectées par ces produits, notamment la coordination (cerebellum), la mémoire à court terme (via l’hippocampe) et la motricité (ganglions de la base).

La perspective SuperHealth sur la drogue

SuperHealth développe un programme de formation spécifique pour aborder les questions de santé et d’addiction d’un point de vue yogique.

Un des effets décrits par cet organisme quant à l’usage de marijuana est la rupture du lien entre le diaphragme et le système nerveux : le rythme respiratoire est modifié en conséquence. D’où une compression à l’arrière du crâne, comme si un moteur de voiture venait à manquer d’huile.

L’hémisphère droit du cerveau est alors sur-stimulé, causant à un niveau neurologique la diminution forte de la motivation chez la personne, et une déconnexion avec la partie inférieure du système limbique. La tendance à la procrastination (le fait de repousser les choses au lendemain) peut devenir très importante, voire chronique.

Des encéphalogrammes ont permis de visualiser les effets du cannabis sur le cortex cérébral, montrant un déséquilibre entre l’activité cérébrale de l’hémisphère gauche (relié à la conscience, la logique, le langage et les calculs) et l’hémisphère droit (relié à l’inconscient, la créativité et l’intuition).

Cela change l’équilibre du lobe frontal du cerveau et vient donc modifier les schémas de pensées habituels. Normalement, les deux hémisphères du cerveau communiquent à un rythme régulier. Cette communication est plus que nécessaire car elle conditionne notamment notre compréhension de l’environnement et notre capacité à appréhender le monde dans sa totalité.

Créativité, vitalité et Ojas diminués

Cette stimulation du cerveau par les composants de la plante va venir teinter les perceptions et déposer un voile idéaliste sur la réalité. Le consommateur peut devenir distrait, vivre dans un état de rêve semi-éveillé, une léthargie diffuse, et peu à peu cesser de comporter de façon responsable dans le monde. Un des effets fréquemment observé est que l’accès à la créativité et même parfois à la méditation devient impossible sans l’usage de cette drogue. Cela est dû à une discontinuité quasi totale entre l’état « high » et l’état sobre.

Le fluide vital désigné en Ayurveda sous le nom d’Ojas, qui correspond à un ensemble de fluides corporels qui circulent en permanence dans l’organisme (le sang, la lymphe, et le liquide cérébro-spinal) est directement affecté par la consommation de cannabis. En effet, il interfère avec la vitalité du système nerveux central en touchant deux composants : le cerveau et la colonne vertébrale.

L’Ayurveda considère que l’usage du cannabis déséquilibre les doshas, accentue rajas et tamas et génère de l’ama (du mucus) dans l’organisme, perturbant le feu digestif, les capacités intellectuelles et notamment le niveau de testostérone chez l’homme.

La vitalité globale de l’individu et sa présence d’esprit dépendent fortement de la bonne circulation du liquide cérébro-spinal dans la colonne qui vient distribuer les nutriments essentiels au bon fonctionnement du cerveau. Ralentie par le THC qui circule dans le sang, cette circulation ne permet plus un plein usage des capacités motrices et cognitives.

L’organisme privé de son fluide vital

Avec la marijuana, ce fluide vital essentiel est absorbé dans les cellules, ce qui cause une expansion de conscience temporaire. Mais cela déséquilibre aussi le système nerveux à mesure que le liquide cérébro-spinal ne peut plus se régénérer assez vite pour compenser la vitalité perdue des cellules du cerveau. Celles-ci se retrouvent privées d’ojas et s’assèchent rapidement, faute d’un approvisionnement en fluides suffisant.

À terme, les dommages causés sur la matière grise sont importants, diminuant la capacité à traiter les informations venant des organes et de l’environnement extérieur. Une des parties les plus affectées est le bulbe rachidien, à la jonction entre le cerveau et la colonne vertébrale  qui contrôle entre autres la respiration pulmonaire et la circulation sanguine.

Dissociation mentale, irritation et dualité

À un niveau psychologique, il est fréquent d’observer chez les consommateur·ices de longue date des troubles de la personnalité. Un terrain à tendance schizophrène peut s’aggraver sous les effets d’une consommation régulière.

Le principal impact psychologique de la marijuana sur l’humain qui la consomme est de causer une rupture, une dualité fondamentale entre le corps, l’esprit et l’âme. L’esprit expérimente un sentiment d’expansion illusoire, pendant que le corps en est déconnecté et continue d’être affecté par l’espace et le temps qui s’écoule. On pense toucher à l’unité et l’harmonie, pour mieux retomber lorsque les effets se dissipent.

Le fantasme ou la paranoïa peuvent alors se développer et aller jusqu’à la création mentale d’une réalité parallèle plus acceptable, déconnectée de l’environnement direct et des sensations physiques tangibles. Selon une étude publiée en 2014 par Daniel Freeman du département de psychiatrie de l’Université d’Oxford, la consommation de THC entraînerait des pensées paranoïaques, mais aussi anxiété, inquiétude, humeur dépressive, pensées négatives sur soi.

Cette dualité plus ou moins exacerbée est vécue comme une tension à contenir par le système nerveux, qui va devoir travailler pour maintenir ensemble les différentes parties qui se sont créées dans l’esprit de la personne concernée. Des réactions d’irritation et d’impatience quant à la réalité peuvent apparaître, et donner envie de consommer davantage pour régler le problème en arrivant à un état où plus rien n’a d’importance.

Remèdes yogiques & kriyas spécifiques

En plus de décrire précisément les effets des drogues sur le corps et le cerveau humain, la technologie yogique nous propose des remèdes adaptés pour réduire ces effets à long terme, nettoyer et régénérer l’organisme. En effet, des études ont démontré que le sang des consommateurs·ices de cannabis présente une concentration diminuée d’antioxydants et de nutriments.

Note : les remèdes proposés ici ne doivent pas arrêter ou venir interférer avec un traitement médical en cours. Ces outils yogiques sont complémentaires à la médecine allopathique, ils ne remplacent pas l’avis d’un·e médecin agréé·e.
De plus, l’efficacité d’un remède dépend de la constitution de la personne et de sa vitalité au moment où elle le prend. Soyez à l’écoute des signaux du corps si vous commencez une diète ou un régime particulier.

Voici quelques conseils yogiques pour rééquilibrer l’organisme :

– Consommer du jus frais de betteraves (riche en vitamine B, manganèse et potassium) avec du jus de pommes, mélangés à un peu d’eau. À boire lentement.
– Préparer une infusion de basilic et de fenouil, pour renforcer le système nerveux et réguler la température de l’organisme.
– Suivre une mono-diète de bananes : 3 bananes par repas, 3 fois par jour, pendant 3 jours.
– Avec chaque repas, manger une graine de cardamome crue riche en fer et en manganèse pour soutenir le métabolisme cellulaire et éliminer les restes de THC du cerveau.
– Le matin, consommer des amandes préalablement trempées (au minimum six) en enlevant la peau, pour régénérer les réserves d’Ojas.

Il est intéressant d’ajouter qu’un des usages bénéfiques qui peut être fait de la marijuana est la consommation de ses feuilles réduites en jus et mélangées avec du lait et des amandes. Cela peut soulager les douleurs liées aux problèmes digestifs.

Sur le plan des pratiques yogiques, vous trouverez ci-dessous un kriya et une méditation spécifique.

  • Kriya pour le champ magnétique et le centre du coeur : une série très complète issue du manuel de niveau 1 qui vient travailler fortement sur la circulation du liquide cérébro-spinal avec un usage régulier de la respiration du feu. Celle-ci vient nettoyer le sang de ses déchets et rétablir le flux de nutriments, d’oxygène et de fluides vitaux vers le cerveau. 45-60 min.

  • Maha Agni Pranayam : enseigné spécifiquement pour dégager le cerveau du brouillard créé par l’usage de cannabis, ce pranayam cible la base du crâne pour dissiper la tension évoquée plus haut dans l’article. 11-31 min.

Aller plus loin : la perspective ayurvédique

L’Ayurveda propose des éclairages nombreux et passionants sur l’impact de l’usage de cannabis sur les doshas (« humeurs » responsables des processus physiologiques et psychologiques) selon la constitution de l’individu.

Les textes ayurvédiques décrivent la marijuana utilisée comme médicament comme un « nectar », mais utilisée à des fins récréatives comme un « poison ». Et des recherches récentes montrent que la marijuana présente d’innombrables avantages médicinaux pour ceux qui souffrent de douleurs chroniques, qui suivent une chimiothérapie et d’autres traitements contre le cancer, entre autres utilisations.

Mais la consommation devient problématique lorsqu’elle accentue le tamas, qualité léthargique et lourde qui vient anesthésier les perceptions et peut dissimuler dépressions et angoisses. En créant un faux sentiment de sécurité et une vraie dépendance, le cannabis contribue à alourdir l’esprit en le plongeant dans un brouillard de plus en plus dense.

Lire l’article (en anglais) :

https://www.yogajournal.com/lifestyle/ayurvedic-perspective-on-mixing-marijuana-and-asana

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Que faire du rapport sur Yogi Bhajan ?

Digérer la part d’ombre

Chère communauté francophone du Kundalini Yoga,

À la suite du rapport publié le 10 août 2020 par l’organisme indépendant An Olive Branch*, nous, représentant·e·s de la FFKY et de l’ensemble de ses adhérent·e·s, condamnons fermement et sans équivoque les pratiques auxquelles s’est vraisemblablement adonné Yogi Bhajan, leur caractère institutionnalisé ainsi que le silence organisé qui ont permis de cacher ces agissements pendant de nombreuses années.

La convergence et le nombre de témoignages recueillis sont gages d’une vérité, au-delà de tout jugement sur la véracité et l’exactitude des propos rapportés.

Nous sommes animé·e·s par la compassion pour toutes les personnes touchées de près ou de loin par les faits à l’époque, et par la lecture de ce rapport* aujourd’hui.

Au-delà de ces considérations, nous souhaitons œuvrer afin d’instaurer un nouveau standard d’éthique dans les pratiques de la communauté du Kundalini Yoga en France, afin que de tels comportements ne puissent se produire au sein de notre Fédération.

La FFKY reste la gardienne d’une pratique et d’une transmission du Kundalini Yoga respectueuse de chacun·e, en-dehors de toute dérive.

Aujourd’hui, notre préoccupation est d’abord d’accompagner du mieux possible tout·e·s les enseignant·e·s ou pratiquant·e·s, qui supportent, chacun·e à leur manière, cette tension entre la qualité des enseignements d’une part et les actions de l’enseignant qui les a transmis d’autre part.

Nous communiquerons sous peu des propositions de rencontres, en ligne dans un premier temps, afin d’échanger et de choisir la direction que nous souhaitons prendre ensemble pour continuer sur notre chemin de Sangat.

Sat Nam,
L’équipe de la FFKY
(Avtar Kaur, Harbeant Singh, Manpreet Kirti Kaur, Saranjot Kaur, Govind Bhajan Singh, Daya Joti Kaur et Sangeet Kirpal Kaur)

*disponible sur le site epsweb.org

ATTENTION : les faits décrits peuvent heurter la sensibilité des lecteur·trice·s non averti·e·s.
Traduction en français annoncée pour le 31 août 2020.

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Message de 3H0 et IKYTA concernant Yogi Bhajan


18 février 2020,

Chère communauté de 3HO, Sikh Dharma et KRI,

Des allégations vraisemblables ont été révélées concernant une inconduite sexuelle de Yogi Bhajan. Nos organisations prennent très au sérieux ces affirmations. Nous sommes uni.e.s contre l’abus de pouvoir, toute forme d’abus sexuel et d’exploitation et tout usage de la sexualité comme moyen de nuire.

Les enseignements nous guident pour regarder la vérité et la rechercher avec courage et engagement. Nous soussigné.e.s, membres de l’équipe collaborative de réponse, représentons les organisations de notre communauté face à cette situation. Nous commissionnons une enquête indépendante pour rechercher la vérité et l’étendue de ces allégations afin que nos membres puissent se sentir en totale sécurité.

De futures communications expliqueront la procédure de cette enquête indépendante et les moyens de participer pour la communauté.

Nous ouvrons nos coeurs et nos prières vers la justice et la guérison de chacun.e. En tant qu’organisations 3HO, Sikh Dharma et KRI, nous sommes engagé.e.s à soutenir la dignité de chaque être humain et l’éthique la plus élevée sur ce chemin de conscience. Nous jurons d’agir avec clarté et d’écouter toutes les préoccupations. Nous traiterons chacun.e avec respect et encourageons la vérité et le meilleur dénouement pour toutes les parties prenantes. »

« La vérité est élevée, mais plus élevée encore est une vie sincère ».
Guru Nanak Dev Ji

Sat Nam,

EDIT – 25 février 2020

Chers membres de la communauté 3HO, Sikh Dharma et KRI,
En tant que communauté inspirée par les enseignements de Yogi Bhajan, nous sommes actuellement confrontés à un défi important. Après la publication du livre de Pamela Dyson, d’autres femmes nous ont fait des déclarations de même nature.

Comme nous l’annoncions récemment, nous avons commandé une enquête indépendante sur toutes les allégations. Nous procédons actuellement à une vérification préalable afin de choisir l’enquêteur indépendant adéquat pour mener à bien cette tâche importante de manière équitable, sans préjugés ni parti pris. Nous estimons que le processus d’enquête prendra
plusieurs mois et demandons à chacun d’être patient à mesure que se déroulera ce processus.

Nous avons créé un site Web contenant des mises à jour officielles de l’enquête et de notre démarche. Pour suivre les actualisations, consultez ssscresponseteam.org. Cette question très délicate suscite beaucoup de douleur et d’émotion, et nous procédons avec dignité et respect pour toutes les parties. Durant cette période, nous appelons tous les membres de notre communauté à s’unir dans la prière et la méditation. Tenons-nous debout avec intégrité et grâce, en laissant la voix de la Vérité nous guider maintenant et à l’avenir.

Sat Nam,
Collaborative Response Team


Les signataires





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Amrit Vela : pourquoi les yogi·ni·s se lèvent aussi tôt ?

Amrit Vela, c’est quand ?

« Sur chaque latitude et longitude, nous vivons selon la lumière du soleil. Quand le Soleil touche la Terre à 60 degrés, cela correspond seulement à deux moments. On l’appelle la zone de crépuscule – le matin Amrit Vela, et le soir Sandhya Vela. Quand nous sommes dans cette zone de crépuscule, le soleil est déjà parti, mais il ne fait pas encore tout à fait sombre. Ces deux périodes, dans chaque religion, sont indiquées pour la prière. Et qu’est-ce que la prière ? Simplement nettoyer votre esprit, pour que vous puissiez être vous-même ».

Yogi Bhajan – 21 mars 1991
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Challenge 40 jours · Zéro négativité

« Pendant 40 jours, ne condamnez personne, ne soyez négatifs envers personne. Car qui a créé ce monde ? Le Créateur Unique. Vous et moi sommes la création du Créateur Unique. Pratiquez cette expérience de 40 jours, et observez à quel point vous gagnez en puissance, à quel point le bonheur vient à vous. » – Yogi Bhajan (1970)

Sat Nam,

Aujourd’hui, en lien avec une impulsion du Sikh Dharma International, nous vous proposons un challenge de 40 jours original : ce n’est pas un kriya ou une méditation, mais c’est un engagement à prendre pour les fêtes de fin d’année et pour bien commencer l’année 2020.

Yogi Bhajan a partagé avec ses étudiants le 14 janvier 1970 une pratique très simple, mais qui peut changer complètement notre vie et celle du monde autour de nous si nous sommes nombreux et nombreuses à la mettre en place. Voici un extrait de la conférence qu’il donne ce jour-là :

« Aujourd’hui je vous donne une formule qui dépend des lois physiques. Si vous élevez votre conscience d’ici à là, que va-t-il advenir dans cet espace ? Un espace, un vide. Si vous élevez votre conscience d’ici à là, il y aura un vide. Et ce vide sera rempli par la maya. Et la maya inclut quoi ? La richesse, le bonheur comme ils l’appellent. La facilité, c’est bien tout cela la maya. Ce sont des forces qui viennent vous distraire.

Donc, si vous pouvez élever votre conscience seulement d’ici à là, il y aura un vide, et ce vide sera rempli par d’autres forces, et ces autres forces sont la maya. Cela ne vous embêtera pas, mais cela vous retiendra. Cela ne vous embête pas car vous êtes déjà assez hauts. Mais cela va vous tenir et vous soutenir. Mais même si le vin peut être délicieux, si vous remplissez un réservoir avec et sautez dedans et vous noyiez, quel est intérêt ?

Si vous entrez dans maya, vous êtes perdus. Mais si vous obtenez le soutien de maya et gardez votre conscience élevée, c’est tout ce dont vous avez besoin. Si vous comprenez simplement cette petite chose-là, vous avez compris la science spirituelle dans son intégralité. »

40 Jours · Zéro Négativité

« Vous pratiquez pendant 40 jours. 40 jours, ne condamnez personne, ne soyez négatifs envers personne. Car qui a créé ce monde ? Le Créateur Unique. Vous et moi sommes la création du Créateur Unique. Si j’ai une barbe noire, quelqu’un a une barbe blanche. Tant mieux pour lui. Mais seulement pour le bien de cette expérience de 40 jours, observez à quel point vous gagnez en puissance, à quel point le bonheur vient à vous. 40 jours ce n’est pas pour la vie. C’est un temps très simple.

Si vous pouvez être positifs pendant 40 jours, par l’endurance, par l’effort, par la chance, par la foi, par les mots de n’importe quel maître, alors vous avez trouvé quelque chose que vous ne perdrez jamais… et qui est l’entrée vers le Royaume divin. Et tout le monde doit le faire, tout le monde doit apprendre. Cette technique est connue de tous. Parfois l’effet est là, parfois il n’est pas là. Au moment où vous avez la foi dans quelqu’un, l’effet est là.

Si vous êtes dans la dualité, l’effet n’est pas là. Et il est nécessaire d’avoir un soutien, un support, et cela c’est notre propre conscience ».

Alors, prêt·e·s à tenter l’expérience avec nous ?

Voir la conférence de Yogi Bhajan en intégralité (en anglais)

On a lu pour vous…

L’ouvrage :
« Le sikhisme, le sabre à double tranchant et l’unicité de Dieu »
Éditions Actes Sud – Collection « Le Souffle de l’Esprit »

L’auteur :
Sewa Singh Kalsi est maître de conférence à l’université de Leeds en Grande-Bretagne et auteur de nombreuses publications sur la tradition sikhe.

Le contenu :
Une courte et captivante introduction au sikhisme, sa genèse, ses croyances, ses pratiques. Loin du jargon universitaire, cet ouvrage simple et didactique remonte aux sources du mouvement, de la naissance de son fondateur, Guru Nanak dans le Pendjab du XVe siècle, aux textes sacrés en passant par les cérémonies rituelles et la diaspora à travers le monde. 

Ça vous plaira si :
Vous souhaitez enrichir vos connaissances sur le Sikh Dharma et connaître l’origine et la signification de notions telles que le Shabad Kirtan (la psalmodie religieuse), le Mul Mantra (le mantra racine) ou la Sangat (la communauté des fidèles). Avec même un mode d’emploi détaillé sur l’art et la manière de bien enrouler un turban.

Le saviez-vous ?
Au Temple d’or à Amritsar, des musiciens se relaient sans discontinuer pendant 21 heures sur 24 pour chanter des hymnes sacrés. Durant les trois heures de fermeture, des sevadars (bénévoles) nettoient le sol avec un mélange d’eau et de lait. 

La citation à retenir :
« Le sikhisme enseigne que la condition humaine est la plus précieuse forme de vie qui soit et qu’elle est un don de Dieu »

Céline Daya Joti

Pour aller plus loin :

Denis Matringe, Les Sikhs : histoire et tradition des Lions du Penjab, Albin Michel, 2008

Jaswant Singh, Sikhs et sikhisme pour tous, Le Plein des Sens, 2006

Pierre Macaire, Les Sikhs et le sikhisme illustré, Le Plein des Sens, 2012

Pour acheter le livre :

Indra Nittri Meditation

Posture : Assis en posture facile, avec un léger jalandhar bandh.

Yeux : Les yeux sont fermés ou bien ouverts à 1/10e.

Mudra : Saisir fermement les genoux avec les mains. Gardez la poitrine et la colonne vertébrale légèrement relevées.

Mantra : Méditez à travers le troisième oeil avec les mouvements de la langue en chantant le Siri Mantra sur un rythme régulier :

EK ONG KAAR, SAT GUR PARSAAD
SAT GUR PARSAAD, EK ONG KAAR

Tirez le nombril sur EK. Relâchez le nombril sur KAAR. Soulevez le verrou du diaphragme avec SAT et GUR. Relâchez le verrou au son de PARSAAD. Cela créera un mouvement ondulatoire de tension et de relaxation dans le torse. Cela va libérer une grande chaleur dans le corps.

Durée : Continuez pendant 11-62 minutes.

Pour finir : Inspirez, retenez votre souffle confortablement et détendez-vous.

Commentaires :
Cette méditation a été enseignée par Guru Nanak à son fils aîné, Baba Siri Chand. Son fils est devenu un grand baal yogi. C’est un yogi qui ne vieillit pas, qui ressemble encore à un jeune garçon, même dans sa vieillesse. On dit que Baba Siri Chand a vécu plus de 160 ans. Il a été reconnu par toutes les écoles de Siddhi Yoga comme étant un grand yogi.

Sous sa direction, tous les maîtres des écoles de yoga sont venus et se sont inclinés devant le Guru Ram Das pour sceller pour l’avenir la lignée du trône royal du Raj Yoga à sa direction et à son Corps Radiant. Les yogis qui pratiquaient avec lui étaient appelés Udasis. Ce mantra, le Siri Mantra, contient l’essence de la sagesse du Siri Guru Granth Sahib. Il apporte une grande intuition aux pratiquant·e·s.

Indra Nittri signifie les yeux d’Indra. Il évoque le sentiment que chaque pore du corps devient un œil qui voit tout. Il représente la connaissance qui vient de l’âme et de l’intuition. Le corps est un temple à travers lequel vous pouvez faire l’expérience de la conscience de l’Infini. À ce moment-là, toute la connaissance et la béatitude passent par vous.

Après avoir chanté ce mantra, ne dites rien de négatif pendant un certain temps. C’est un chant très créatif. Tout ce que vous direz sera amplifié et créé avec une grande force. Lorsque vous êtes dans cet état, faites vos prières et vos projections les plus positives pour la santé, le bonheur et la sainteté.

Source 3HO. Ce kriya est une propriété de YB Teachings, LLC.

Le portrait du mois #8

Crédit photo : Philipp Corsand Colas

Tous les mois, la FFKY met en lumière un·e pratiquant·e ou enseignant·e de Kundalini Yoga qui partage ses coups de cœur, ses découvertes, ses inspirations en lien avec la pratique. Voici la huitième édition.

Visages du Kundalini Yoga #8

Nathaly Coualy · Nam Prem Kaur

Entre le théâtre et le yoga, pourquoi choisir ? Métisse guadeloupéenne installée à Paris depuis 30 ans, Nathaly Coualy, Nam Prem Kaur de son nom spirituel, n’aime pas les étiquettes. Comédienne, auteure et metteure en scène, elle découvre le yoga kundalini après avoir longtemps pratiqué le Dahara, un art martial mêlant kung-fu, tai chi et qi gong. Formée en Espagne, elle enseigne aujourd’hui en cours semi-collectifs et particuliers, notamment auprès de managers, femmes d’affaires et chefs d’entreprise. « C’est une de mes missions d’accompagner ces êtres dans la gestion de la pression du temps et du stress auxquels ils doivent faire face ». 

Si vous étiez… un kriya ?

C’est difficile d’en choisir un ! Mais je dirais Résister à la pression du temps car j’adore la danse. Il travaille sur le haut du corps mais aussi sur le bassin et le système nerveux. C’est une méditation dansée, qui est aussi très tonique. J’adore l’idée que Yogi Bhajan ait invité les femmes à danser au moins trois minutes par jour, cela calme et recentre. Dans mes cours, j’enseigne le Kyoga dance, une danse intuitive pratiquée sur des musiques joyeuses et composée de postures de yoga.

Si vous étiez… un exercice de pranayama ?

J’adore Purification des poumons dans le manuel Prana, Prani, Pranayam. On inspire sur 3 temps, on bloque sur 7, on expire sur 3 et on bloque sur 7, puis on termine par 3 minutes de respiration de feu, la cage thoracique bien ouverte. En cette période plus que jamais, c’est crucial de renforcer le système immunitaire.
> Voir le manuel


Une méditation ?

Le kirtan kriya, incontournable ! Pour les artistes, il est très intéressant car il travaille sur la mémoire. C’est une méditation extraordinaire, elle nous relie au cycle infini de la création à travers la vibration du son. Cela paraît très simple mais il y a une grande dimension derrière, et cela demande du temps pour en saisir toutes les subtilités. 

Un mantra ?

Wahe Guru. J’aime sa simplicité puissante. C’est un mantra joyeux, lumineux, à la fois humble et profond, qui exprime la gratitude. C’est une belle façon d’honorer et de remercier. 


Une musique pour pratiquer ?

Plutôt deux ! Boom Boom Shankara de Mantra Tribe pour se mettre en joie, élever l’énergie, danser, oublier, se connecter et ressentir un brin de musique traditionnelle indienne avec des instruments comme l’harmonium, le didjeridoo… Et aussi Bach Wahe Guru (Prelude in C Minor) sur l’album Tantric Bach de Liv, Let Liv et Dev Suroop Kaur. Superbe ! Wahe Guru version Bach, il fallait y penser ! De quoi méditer, se relaxer, être dans l’écoute, c’est magnifique. 

Une tenue pour enseigner ?

Ample et simple. Je porte le turban, blanc ou de couleur selon mon inspiration.

Un endroit pour pratiquer ?

La Coulée à Saint-François en Guadeloupe, au petit matin quand le soleil se lève sur la plage.

Une recette ayurvédique ?

Un massage à l’huile de sésame et à l’aloe vera.

Une personnalité inspirante ?

Les écrits de Krishnamurti me guident depuis l’adolescence. Je suis aussi très inspirée par la pensée d’Eckart Tolle. Il a connu l’éveil après avoir traversé une période de dépression profonde, il est allé au fond du gouffre pour finalement lâcher prise.

Une citation ?

« Tu n’y verras clair qu’en regardant en toi. Qui regarde l’extérieur rêve, qui regarde en lui-même s’éveille ». Ces mots de Carl Gustav Jung parlent à mon âme. Cela fait partie de ma mission ici, regarder en moi, c’est ce qui m’a permis de survivre. 

nampremkyoga.com

Propos recueillis par Céline Daya Joti

Kriya pour résister à la pression du temps

Lorsque la vie devient difficile, vous pouvez vous retrouver complètement effondré·e et submergé·e. Ou bien, vous pouvez relever le défi avec des solutions calmes et créatives. Ce kriya de Kundalini Yoga est conçu pour renforcer le système nerveux afin que vous puissiez gérer la pression et le stress de la vie de cette façon : calmement et de façon créative. Il s’agit d’une séance d’entraînement dynamique qui vous permet de vous sentir détendu·e et renouvelé·e.

C’est un kriya puissant et énergique pour une mise au point complète du système nerveux. Si les nerfs ne sont pas bien réglés, vous ne pourrez pas résister à la pression du temps. Ce kriya fonctionne également sur deux problèmes communs aux femmes : le blocage du bassin et des épaules.

Les musiques « Punjabi Drum » ou « Bangra Rhythm » fonctionnent bien pour l’accompagnement musical lorsque vous secouez dans les exercices 1 et 2 – cela sera particulièrement efficace pour ceux·elles qui ont tendance à rester immobiles la journée et qui mènent une vie sédentaire. Vous pouvez réduire les temps des postures et déjà bénéficier des effets du kriya, ou, si vous êtes déjà en bonne forme, aller jusqu’au bout.

Que vous soyez un·e étudiant· débutant·e en yoga ou que vous pratiquiez depuis des années, que vous soyez jeune ou vieux, en bonne forme physique ou loin de l’être, harmonisez-vous avec Ong Namo Guru Dev Namo et utilisez votre sensibilité pour savoir quand vous pousser et quand y aller doucement. Amusez-vous avec ce kriya.

Instructions

1/ Asseyez-vous en posture facile, levez les bras en l’air avec les coudes pliés et commencez à secouer tout le corps. Il doit s’agir d’un massage du corps par l’intérieur. Chaque muscle et chaque fibre doivent être secoués. Les bras, le corps et la tête doivent bouger. Créez votre propre rythme et votre propre style. Générez de la chaleur. Continuez pendant 7 à 15 minutes.

Cela libérera les toxines de vos muscles. Devenez sauvage. Secouez comme un tremblement de terre. Il faudrait des heures de massage pour arriver à ce point. Les joues devraient devenir rouges. Vous devez arriver au bout de la fatigue.

2/ Venez en posture debout. Secouez les hanches d’un côté à l’autre en fléchissant les genoux en alternance. Les pieds peuvent soit rester au sol et les mains peuvent pendre librement, soit tordre vigoureusement les hanches et sauter en l’air tout en pompant les bras. Continuez pendant 4 à 8 minutes.

Faites de cette danse une danse énergique. Les muscles de vos cuisses doivent transpirer. Cela vous permettra de vous débarrasser des toxines, de la graisse et des dépôts de tissu. Cela fera sortir la vieille colère de votre corps.

3/ En posture facile, étendez les bras bien droits au-dessus de la tête, paumes jointes, bras contre les oreilles. Faites pivoter tout le corps à gauche puis à droite. Continuez pendant 2 à 4 minutes.

C’est un mouvement triangulaire. S’il est exécuté puissamment, il libère les épaules.

4/ À quatre pattes, soulevez la jambe gauche et tendez-la derrière vous. Touchez le front au sol et remontez, comme des pompes. Répétez 26 à 52 fois. Répétez avec la jambe droite 26 à 52 fois.

5/ Montez sur vos genoux et venez en position du chameau, en posant les mains sur les talons. Puis revenez sur les genoux. 22 – 55 fois.

6/ Allongez-vous à plat sur le dos. Soulevez les genoux jusqu’à la poitrine et placez les mains sous les fesses. Vous pouvez soulever légèrement les hanches avec les mains, afin de ramener les genoux sur la poitrine. Étendez les jambes droit devant vous. Puis relevez les jambes jusqu’à 90 degrés. Ramenez enfin les genoux vers la poitrine. Continuez 54 – 108 fois.

Ce mouvement donne de la puissance à votre prana pour qu’il soit contrôlé par la volonté. C’est le mouvement du Pavanmuktasana, où le prana est contrôlé par la volonté.

7/ Allongez-vous sur le dos, mettez les deux mains sur le centre du cœur et détendez-vous. Inspirez en vous asseyant de façon dynamique pour ramener le front aux genoux, puis détendez-vous à nouveau sur le dos.
13 – 26 fois.

8/ Posture du cadavre. Allongez-vous à plat sur le dos pour une relaxation profonde. Si un gong est disponible, faites-en une méditation au gong. Continuez pendant 4 à 8 minutes.

Vous vous sentirez comme en apesanteur et vous allez apprécier.
Détendez-vous.

Source: 3HO. Ce kriya est la propriété de YB Teachings, LLC.

Cerveau & Marijuana : Maha Agni Pranayam

Posture : Assis·e en pose facile ou en posture du lotus, appliquez la fermeture du cou, jalandhar bhand

Placez les paumes des mains en prière devant la poitrine, à hauteur du cœur. Inspirez complètement puis, poumons pleins, pivotez vivement la tête vers l’épaule droite, puis vers l’épaule gauche, en passant par la poitrine. Finissez le mouvement tête droite en rentrant le menton (fermeture du cou) tout en regardant devant vous. Concentrez-vous maintenant sur le point du troisième œil et projetez le mantra en silence à un rythme régulier. Expirez complètement, inspirez et pivotez immédiatement la tête à nouveau à droite puis à gauche. Continuez ainsi.
Le mouvement de la tête doit être rapide et pour créer une tension à la base du crâne.

Mantra :
Raa Raa Raa Raa
Maa Maa Maa Maa
Raa Raa Raa Raa
Maa Maa Maa Maa
Saa Taa Naa Maa

Temps : Continuez pendant 11 minutes. Vous pouvez continuer jusqu’à 31 min en position assise avec de la pratique.

Commentaires : Le terme « pothead » (utilisé en anglais pour désigner un·e adepte du cannabis) provient d’un état d’esprit propre à ceux·elles qui consomment de la marijuana. On dit que cet état d’esprit est causé par le blocage du liquide céphalo-rachidien et des méridiens d’acupression à la base du cou. La méditation ci-dessus permet d’éliminer ce blocage de la nuque. Elle peut également aider vos désirs à s’aligner sur ce que vous accomplissez concrètement dans l’action.

Remarque : Le quatrième et le onzième jour du cycle lunaire, une pression spéciale est exercée sur le système endocrinien pour qu’il se nettoie. Vous pouvez donc trouver particulièrement efficace de pratiquer cette méditation pendant une heure entière lors de l’un ou l’autre de ces jours spéciaux.

Le portrait du mois #7

Tous les mois, la FFKY met en lumière un·e pratiquant· ou enseignant·e de Kundalini Yoga qui partage ses coups de cœur, ses découvertes, ses inspirations en lien avec la pratique. Voici la septième édition.

Visages du Kundalini Yoga #7

Anaïs Sangeet Kirpal

« J’ai découvert le kundalini par hasard, en me rendant à un cours avec une amie. Dès ce moment, j’ai eu l’intuition que ces enseignements allaient changer ma vie ». Et ce fut le cas. Attachée de presse puis agent immobilier, Anaïs Sangeet Kirpal commence une pratique intensive sur le tapis. C’est au Festival européen qu’elle décide de se former en suivant le teacher training de Gurujagat Kaur à Château Anand. Aujourd’hui enseignante dans plusieurs studios parisiens, elle vient de lancer Innersound, une société proposant retraites, workshops et évènements autour du bien-être, de l’écologie et de la cause animale. Yogini glamour et connectée, Anaïs assure en seva le community management du compte Instagram de la FFKY.

Si vous étiez un kriya ?

Release your pain of past relationships, dans le manuel Divine Relationships de Nam Kaur et Siri Atma Singh Khalsa. J’aime les postures pour ouvrir le cœur et nettoyer l’aura. Et il se termine par l’un de mes mantras préférés.
> Voir le kriya

Une méditation ?

Celle que je fais en ce moment, un shabad en lien avec l’amour. En ces temps de Covid, la réponse à tout, c’est la vibration de l’amour ! Je chante en plaçant le mudra du lotus au centre du coeur. J’imagine des feuilles de lotus traverser ma cage thoracique et descendre dans une cascade dorée jusqu’au nombril pour former un lac scintillant qui emplit mon être de lumière.

Un chakra ?

Le 6e chakra, l’intuition. Lors du tantra blanc, j’ai vécu des expériences très fortes de visualisation, des images non perceptibles par les sens qui se sont révélées prémonitoires. Mais à ce stade de mon chemin de yogi, je ne fais pas encore la différence entre ce qui relève de l’intuition et de la projection du mental.

Un mantra ?

« You can restart your day at any time ». C’est mon mantra personnel. Parfois on a juste besoin de se rappeler qu’il suffit de respirer pour vivre l’expérience pleinement, cela peut totalement changer la « couleur » de la journée. J’aime aussi « I am bountiful, blissful, beautiful ». Ne jamais oublier qui l’on est et d’où l’on vient. C’est grâce au kundalini que j’ai accepté mon métissage, et ce malgré le fait qu’il y ait encore trop peu de personnes de couleurs dans la communauté yogique française.

Une tenue pour pratiquer ?

La djellaba. Je porte celle offerte par l’une de mes élèves et je viens de passer une grosse commande à une amie au Maroc.

Un lieu pour pratiquer ?

Eremito, un hôtel écologique en Ombrie où j’organise mes retraites. C’est un ancien monastère grégorien, niché dans un parc de 18 000 hectares inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Les repas sont pris en silence, le Wifi ne passe pas… Les paysages sont magnifiques, on entend les animaux de la forêt. Tout est pensé dans le moindre détails. J’adore aussi le Festival européen : 3500 yogis qui vibrent ensemble le Naad, cela plonge dans des états de conscience élevés. Je ne suis pas sikh mais la nuit dans la gurdwara est une expérience unique.
> http://www.eremito.com/en

Une musique pour méditer ?

J’aime beaucoup Simrit, sa voix autant que sa personnalité. Je finis toujours mes cours par sa version du Long Time Sun. Elle est accessible et très humble. J’aime son univers, sa créativité.

Un grand sage ?

Je ne veux pas être un grand sage. Plus le temps passe, plus on se rend compte que l’ego prend le dessus chez certains. Je veux juste être grandement dans mon Sat Nam.

Un ouvrage inspirant ?

Femme qui court avec les loups. C’est une étude ethnologique sur la représentation de la femme sauvage dans les contes. Cette lecture a profondément changé ma perception de la féminité.
> Voir le livre

Sur les réseaux sociaux…

instagram.com/kundaliniana

instagram.com/innersound.wellness

Le portrait du mois #6

Tous les mois, la FFKY met en lumière un·e pratiquant· ou enseignant·e de Kundalini Yoga qui partage ses coups de cœur, ses découvertes, ses inspirations en lien avec la pratique. Voici la sixième édition en duo.

Visages du Kundalini Yoga #6

Tireth Nam Kaur & Dev Janan Singh

« Nous nous sommes rencontrés sur le tapis de la sadhana ». Enseignants de kundalini et parents d’une petite Alma, Dorothée Le Dauphin, Tireth Nam Kaur et Bertrand Noirot, Dev Janan Singh, vivent et partagent les enseignements du kundalini au quotidien.

Yogis lumineux, passionnés et authentiques, ils viennent d’ouvrir un espace dans le centre de Tours, La Fabrique des possibles proposant cours, bains de gongs, stages et ateliers. « Il existait peu de lieux dédiés au kundalini dans la région, c’est un grand bonheur de faire découvrir cette pratique ». Rencontre inspirante avec ces deux fl(âm)mes jumelles. 
la-fabrique-des-possibles.fr

Si vous étiez….

Un kriya ?

Tireth Nam Kaur : Poumons neufs et circulation. Tout le monde le déteste mais moi je l’adore ! Après ma grossesse et mon allaitement, il m’a apporté énormément de prana. 

Dev Janan Singh : Le champ magnétique et le centre du cœur. Formidable pour stimuler la coordination et le système nerveux. C’est chaque fois une belle aventure, j’y reviens très régulièrement.

TNK : Ce kriya, c’est « la petite robe noire » de Bertrand (rires) !

Une méditation ?

TNK : Indra Nittri avec le Siri mantra Ek Ong Kar Sat Guru Prasad. Je l’ai découverte lors de mon premier cours de kundalini, c’est une méditation très puissante pour la connaissance et l’ouverture du troisième œil.

DJS : La méditation pour la projection et la protection du cœur avec le Mangala Charan qui entoure le champ électromagnétique d’un halo de lumière.

Un mantra ?

TNK : So Purkh, pour rendre divin l’être aimé. C’est celui qui m’a montré la puissance du shabad. Il a une saveur particulière car je l’ai découvert au Temple d’Or d’Amritsar. Il m’a profondément marqué, je l’écoutais la nuit durant mon sommeil… J’aime aussi beaucoup le mantra Ajai Alai, il m’est très cher. Je l’ai beaucoup chanté à notre fille quand elle est née, cela lui a donné une grande force.

DJS : Sat Narayan. Il nous connecte à l’infini et nous relie au flux divin de la vie. J’aime particulièrement la version de Tera Naam enregistrée à Château Anand.

Un endroit pour pratiquer ?

TNK : Nous avons en endroit commun : la vallée de la Clarée près de Briançon, dans les Alpes du Sud.

DJS : J’y ai emmené Dorothée quand nous nous sommes rencontrés. C’est endroit magique et retiré du monde, c’est l’une des rares vallées de France encore complètement protégée.

Un instrument de musique ?

TNK : La tanpura, c’est la base de la musique indienne, j’aime son bourdonnement harmonique apaisant et méditatif. 

DJS : Je joue beaucoup d’instruments mais le seul que je ne connais pas, c’est le violoncelle. Un instrument incroyable, le son de l’âme humaine.

Un aliment ayurvédique…

TNK : Le lait d’or, il est détox et très doux, Je prépare la pâte avec beaucoup de curcuma pour ses vertus anti inflammatoires. Idéal pendant les règles et le soir pour accompagner le processus de détoxination.

DJS : Le kitcheree. Je ne m’en lasse pas. Je varie la recette avec des préparations d’épices fraîches et beaucoup de ghee. J’ai fait une cure de 70 jours pendant le confinement. Une expérience incroyable qui m’a reconnecté à l’essentiel.

Un chakra ?

TNK : Vishudi, je passe mon temps à le réguler ! Pendant des années, j’ai eu beaucoup de mal à m’exprimer. La rencontre avec Bertrand a été décisive, grâce à lui j’ai pu enfin me débarrasser de mes scories, être à l’aise avec le chant et sortir ma voix. 

DJS : Je suis plus attiré par Ajna, c’est le but de notre travail de yogi, arriver à élever cette énergie kundalini à un niveau supérieur. Il apporte l’intuition et nous relie au divin.

Un grand sage ?

TNK : Ma référence, c’est Amma. Je suis restée longtemps dans son ashram en Inde pour pratiquer le darshan. Elle m’a donné mon mantra.

DJS : Le philosophe et historien Mircea Eliade. Son livre Traité d’histoire des religions est incroyable. Il balaie toutes les connaissances sur les religions sans aucun tabou.

Une citation inspirante ?

TNK : Encore Amma : « La compassion c’est de ne prendre que ce dont on a besoin et de donner tout le reste ». Offrir du temps, une écoute, ne pas être avare de ce que l’on possède.

DJS : Cette citation du poète allemand Novalis : « Le chemin mystérieux va vers l’intérieur. C’est en nous, sinon nulle part qu’est l’éternité avec ses mondes, le passé et l’avenir ».